Whistleblower, entre Robin des Bois dénonciateur et lanceur d’alerte

Posted on 04/02/2011

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L’expression lanceur d’alerte (whistleblower) sert à désigner une personne ou un groupe qui découvre des éléments qu’il considère comme menaçants pour l’homme, pour la société ou l’environnement et qui décide de les porter à la connaissance d’instances officielles, d’associations ou de médias, parfois contre l’avis de sa hiérarchie.

À la différence du délateur, le lanceur d’alerte n’est pas dans une logique d’accusation visant quelqu’un en particulier mais divulgue un état de fait, une menace dommageable pour le bien commun, l’intérêt public.

Le terme récent, lanceur d’alerte, a été inventé par les sociologues Francis Chateauraynaud et Didier Torny ; il a notamment été popularisé par le chercheur André Cicolella, lui-même un « lanceur d’alerte ». La création de cette notion visait explicitement à la séparer de celles de dénonciateur et de délateur.

Au cours des vingt dernières années, en France, plusieurs personnes ayant lancé de telles alertes ont été menacées ou poursuivies par leur employeur ou d’autres acteurs, cela a incité des mouvements associatifs ou politiques à demander la mise en place d’une législation afin de protéger les lanceurs d’alerte, en s’inspirant du droit existant dans différents pays, dont les États-Unis, sur cette problématique.

Le Grenelle de l’environnement, en 2007, a proposé une protection juridique des lanceurs d’alerte. Le gouvernement fédéral du Canada s’est doté d’une loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles2 qui a été modifiée en 2007.

Les lanceurs d’alerte entrent en interaction, en amont et en aval, avec toutes sortes d’« acteurs vigilants », appelés aussi des sentinelles de veille.

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Posted in: Etudes de cas